lundi 14 octobre 2019

Taos (Nouveau-Mexique)


Taos est une belle petite ville pleine de charme et très pittoresque du Nouveau-Mexique.  Ce que j’ai apprécié c’est l’atmosphère décontractée et la vie douce des gens de la place, contrairement à Santa Fe où il y a plus d’impatience dans l’air.   L’autre point point fort, les styles d’architecture variés et représentatifs des différentes époques:  espagnols, pueblo, revival espagnol;, etc… et enfin ses galeries d’art.








Ce que j’ai moins apprécié: l’aspect très commercial de la ville. Les boutiques de luxe et magasins de cadeaux prennent beaucoup de place.  Un endroit pour magasiner ce qui est loin d’être mon activité favorite.

Pas loin au Nord de la ville, à Los Pueblos, un lieu historique d’anciennes habitations des Pueblos sont encore aujourd’hui occupées par des autochtones.  Elles sont souvent photographiées et insérées dans la publicité. Sauf qu’il faut payer $16 US pour les approcher, ce que je me refuse à faire: payer pour prendre une photo. C’est contre mes principes.  Donc, la visite du site a été retirée de l’horaire.

Ces frais sont de plus en plus en vogue, les gens sont fatigués de voir arriver des touristes qui viennent prendre leurs habitations en photo, pour copier ce qu’ils ont trouvé sur Instagram. Ces derniers règlent le problème en chargeant un montant: lucratif et limitatif.

Voici ce que nous avons fait: nous avons donc arpenté les rues de Taos, pris un dessert dans un café sympa de la Plaza et visiter le Kit Carson Home and Museum.  

Kit Carson Home and Museum
Oui ….Kit était un aventurier du far west qui ne s’est pas ennuyé dans la vie. 56 métiers et 56 misères: trappeur, palefrenier, guide, éclaireur, interprète, etc.   Personnage célèbre pendant la conquête de l’Ouest et sujet de roman et livrets dont Denis a raffolé durant sa jeunesse.  D’ailleurs, ce n’est que récemment qu’il s’en est débarrassé. Toute une série de petits livrets (histoires d’aventure) sur la vie de Kit Carson.

PHOTOS

Mais ici au musée, qui a été aussi son domicile pendant de nombreuses années, on tente un peu trop de dorer son image légendaire. Il a fait des choses qui étaient moins reluisantes dont on parle peu ici dans ce musée. J’ai été bien amusée par le petit film qui y est présenté. On lui donne le beau rôle dans une histoire de coeur. Il faut savoir qu’il avait un oeil sur cette belle indienne et qu’après s’être débarrassé de son rival, a fait un bébé à la belle indienne pour la laisser tomber pour une autre indienne par la suite.  Bref il a engrossé au moins trois indiennes avant de s’établir et de s’unir définitivement à une hispanique de famille noble (Josefa) a qui il a fait une ribambelle d’enfants.





Voici un extrait, vous comprendrez mieux:

« Durant l'été 1835, Carson participe au rendez-vous annuel de trappeurs des montagnes qui se tient le long de la Green River dans le sud-ouest du Wyoming. Il s'éprend alors d'une jeune arapahoe, nommée Waa-ni-beh, que l'on peut traduire approximativement par « vent qui chante » ou « herbe qui chante », dont la tribu campe à proximité. Waa-ni-beh semble avoir été assez populaire à ce rendez-vous, puisqu'elle attire également la convoitise d'un trappeur canadien-français, Joseph Chouinard. Lorsque Waa-ni-beh choisit Carson, Chouinard, jaloux, le provoque. Il s'ensuit un duel à cheval, les deux hommes chargeant pistolet au poing. Le tir de Carson arrache le pouce de son adversaire alors que celui-ci le manque. On dit que cet incident fut à la base de la renommée de Carson dans les montagnes, mais il semble assez incongru par rapport à son comportement habituel. »

Le côté encore moins reluisant est le rôle que Kit Carson a joué dans l’extermination de villages Navajos et de les avoir conduit (les Navajos chassés) à la presque mort dans ces fameuses réserves où l’eau et tout le minimum nécessaire manquaient.  Le indiens Pueblos ont été chassés de leurs terres ancestrales par milliers. Ils ont dû marcher pendant des centaines de km à pied pour se rendre dans des réserves sans eau sans le nécessaire pour vivre. Une triste page de l’histoire américaine.  Voici un autre extrait:

« Au printemps 1864, 8 000 Navajos, hommes, femmes et enfants sont contraints à une marche de quelque 480 km vers Fort Sumner au Nouveau-Mexique. Les Navajos nommeront ce périple « la longue marche ». Beaucoup périssent e chemin ou pendant les quatre années de détention qui suivent ».

Voilà pour Taos…. Désolée mais c’est une triste histoire et Kit Carson revisité me laisse perplexe!



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